Il faut un début à tout… ! En ce qui me concerne, ma passion pour l’enregistrement sonore a commencé assez tôt, porté par l’environnement technique de l’atelier où mon père réparait du matériel audio-visuel. Et surtout par ses précieux conseils et son aide pour la confection de câbles, les réalisations de branchements, l’utilisation des amplis à lampe qu’il avait fabriqués dans les années 70 etc. Quant à mon frère, déjà tout petit il maniait le micro avec une parfaite aisance à l’image de ses capacités d’éloquence qui lui valent un sacré pouvoir de persuasion. Le tout sous couvert de mélomanie, le décor était donc propice à me donner l’envie d’aller plus loin !
Les premiers enregistrements dont je me souvienne datent donc de mes premiers grands morceaux au piano que j’enregistrais sur platine cassette avec un simple micro, ou encore sur un vieux magnéto Philips avec micro incorporé (la lettre à Elise évidemment ou la marche turque, et même un petit blues que j’ai joué à en user les touches pendant des années).
Les choses ont commencé à devenir « sérieuses » (c’est ce que je pensais) vers l’âge de seize ans, en 1992, date de mes premières compositions au piano. J’avais alors un synthétiseur Yamaha PSR 300 et un séquenceur Yamaha QY2O qui m’ont permis de faire mon premier recueil de morceaux que j’avais nommé banalement « découvertes ». En fait c’était une face A de cassette : je découvrais alors les joies du multipiste – cinq maximum -, ou comment faire entendre ce qu’on a dans la tête, ce fabuleux séquenceur biologique.
Un peu plus tard, j’achetais l’un des premiers enregistreur Minidiscs, en 98, subjugué par les qualités de restitution sonore et le rapport signal/bruit exceptionnels par rapport à la cassette, même avec un Dolby HX pro. Les études étant prenantes, je mis en suspens pour quelques années ma création musicale pour m’orienter vers une autre passion artistique, la photographie.
Enfin les premiers salaires en 2000 et évidemment je me saigne pour un enregistreur numérique à huit pistes, le Boss BR8 et un piano numérique Yamaha Clavinova. C’est vraiment à partir de ce moment que j’ai su que cette passion de l’enregistrement ne me lâcherait plus, merci les ingénieurs japonais ! J’étais à l’époque dans un trip impros épurées au piano, inspiré de Keith Jarett, et mes différentes sessions donnèrent naissance à un autre recueil, baptisé « expressions libres », enregistré sur deux pianos (un Shimmel et un Hellas droits), en 2000 et 2001. Je n’avais pas à cette époque de graveur de CD et le support final fut donc un MD. Le micro utilisé était un micro à électret stéréo que m’avait offert mon père à mon retour du Vietnam où j’étais en stage plusieurs mois. Le même matériel m’a permis de faire une maquette de mes meilleurs morceaux au piano sur un quart de queue Pleyel en 2002.
BBelle synthèse de la "synthèse sonore"...! J'attends tes prochains morceaux électro pour entendre ce S90 à l'oeuvre.
Bonne continuation!