considérations techniques...

Lundi 11 juillet 2005

Ames sensibles s’abstenir ! Me voici parti dans un trip technique qui risque fort de ne toucher que les plus accros d’entre-vous : la description de mon home studio.

 

- côté guitares : une basse Cort Artisan A4, une guitare classique électroacoustique de luthier français, une guitare folk électroacoustique Cort SFX 10 avec préampli Fishman Préfix +, une hollow body Ibanez électrique AFS 15 avec deux micros TV Jones (ceux des Gretsh haut de gamme si si...!), une Fender Télécaster équipée Seymour Duncan et customisée avec un vibrato Bigsby, une Ibanez artcore custom hollow body, une Gibson Les Paul studio, un multi-effets guitare Boss GT8, vibrato danelectro

 

- côté claviers : un piano demi-queue Yamaha C3, un Wurlitzer 200 A et un Rhodes Mk I tous deux de 1974..., un Yamaha CP 60M de 1981 (à peine 500 produits au monde), un synthéstiseur Yamaha S90, un clavier de scène Yamaha P90, un Korg X5 et un Korg microX, quatre synthétiseurs à modélisation analogique (Alesis Micron, Roland SH 32, Korg MS 2000 et Korg Microkorg), deux séquenceurs/boite à rythmes (Yamaha QY20 et RM1X)

 

- côté prise de son : trois micros à lampe Rode NTK classe A, un micro MXL V69, deux micros EV Blue Cardinal, quatre micros de studio Berhinger (B1, B2 et 2 B5), un micro stéréo à électret, deux micros Shure Beta 58, deux SM 57, deux préamplis à lampes classe A SPL Audio Goldmike, deux préamplis à lampe classe A Art MPA Gold, un tube processor SPL Charisma II

 

- côté écoute : deux moniteurs numériques Roland DM 20 et deux Yamaha HS 80 M, un ampli combo acoustique guitare Carlsbro Sherwood 120, un fender Blues Junior, un Vox AC 15, un epiphone Valve Junior, un epiphone Blues Custom, un ampli basse Hartke B20, deux amplis clavier Roland KC350, deux casques fermés Philips

 

- coté enregistrement : Apple Logic Suite, deux studios 24 pistes numérique Roland VS 2400CD avec écran plat 15’ TFT, un studio 8 pistes numérique Boss BR8, un enregistreur analogique à bandes 8 pistes Fostex R8, un 16 pistes Tascam MSR16S, un Revox A77, une console 20 voies soundcraft M12, une platine DCC Philips, une platine graveur CD Philips, un MD Kenwood et un dictaphone Olympus…

 

- côté instruments divers : un melodica Honher, deux djembés ramenés de Ouagadougou, une derbouka ramenée de Marrakech, un harmonica chromatique Honher Larry Adler, une flûte à bec Moek, un baton de pluie, des maracas de Madagascar, des castagnettes de Séville, une guimbarde, un xaphoon…

 

Je suis resté très hardware dans l’esprit, pour conserver les bonnes vieilles méthodes d’enregistrement. Pas d’ordinateur qui traîne, même si le numérique est largement présent. Mes les lampes des préamplis réchauffent toutes les sources quelles qu’elles soient...

 

 

Par antoine L
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Lundi 11 juillet 2005

Vinrent ensuite les premiers morceaux multipistes où je mélangeais les instruments - basse, guitare, percussions, harmonica et piano. Paradoxalement je me sentais très limité sur le plan technique, notamment par les huit pistes et le manque de matériel comme les micros de studios que je n’avais pas encore. Et aussi par mon faible niveau en guitare et en basse. Je décidais donc de revenir à la plus simple expression, celle que je maîtrisais le plus : le piano solo.  L’idée était de faire un album, une sorte de compilation, où je reprenais la plupart de mes morceaux, même ceux du début, au piano. Nous étions en 2002, cet album est né de la désillusion d’une vie qui prenait un tournant trop brutal et inattendu. Je l’ai intitulé « nomade » ; une trentaine d’exemplaires ont été distribués autour de moi…gratuitement, de Lille à Paris en passant par Toulouse ! Le matériel : un Yamaha Clavinova, le BR8 et un graveur Hi-Fi Philips acheté pour l’occasion. Seize morceaux au piano et deux bonus tracks en multipiste, sur un support non masterisé.

Par antoine L
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Lundi 11 juillet 2005

Il faut un début à tout… ! En ce qui me concerne, ma passion pour l’enregistrement sonore a commencé assez tôt, porté par l’environnement technique de l’atelier où mon père réparait du matériel audio-visuel. Et surtout par ses précieux conseils et son aide pour la confection de câbles, les réalisations de branchements, l’utilisation des amplis à lampe qu’il avait fabriqués dans les années 70 etc. Quant à mon frère, déjà tout petit il maniait le micro avec une parfaite aisance à l’image de ses capacités d’éloquence qui lui valent un sacré pouvoir de persuasion. Le tout sous couvert de mélomanie, le décor était donc propice à me donner l’envie d’aller plus loin !

Les premiers enregistrements dont je me souvienne datent donc de mes premiers grands morceaux au piano que j’enregistrais sur platine cassette avec un simple micro, ou encore sur un vieux magnéto Philips avec micro incorporé (la lettre à Elise évidemment ou la marche turque, et même un petit blues que j’ai joué à en user les touches pendant des années).

Les choses ont commencé à devenir « sérieuses » (c’est ce que je pensais) vers l’âge de seize ans, en 1992, date de mes premières compositions au piano. J’avais alors un synthétiseur Yamaha PSR 300 et un séquenceur Yamaha QY2O qui m’ont permis de faire mon premier recueil de morceaux que j’avais  nommé banalement « découvertes ». En fait c’était une face A de cassette : je découvrais alors les joies du multipiste – cinq maximum -, ou comment faire entendre ce qu’on a dans la tête, ce fabuleux séquenceur biologique.

Un peu plus tard, j’achetais l’un des premiers enregistreur Minidiscs, en 98, subjugué par les qualités de restitution sonore et le rapport signal/bruit exceptionnels par rapport à la cassette, même avec un Dolby HX pro. Les études étant prenantes, je mis en suspens pour quelques années ma création musicale pour m’orienter vers une autre passion artistique, la photographie.

Enfin les premiers salaires en 2000 et évidemment je me saigne pour un enregistreur numérique à huit pistes, le Boss BR8 et un piano numérique Yamaha Clavinova. C’est vraiment à partir de ce moment que j’ai su que cette passion de l’enregistrement ne me lâcherait plus, merci les ingénieurs japonais ! J’étais à l’époque dans un trip impros épurées au piano, inspiré de Keith Jarett, et mes différentes sessions donnèrent naissance à un autre recueil, baptisé « expressions libres », enregistré sur deux pianos (un Shimmel et un Hellas droits), en 2000 et 2001. Je n’avais pas à cette époque de graveur de CD et le support final fut donc un MD. Le micro utilisé était un micro à électret stéréo que m’avait offert mon père à mon retour du Vietnam où j’étais en stage plusieurs mois. Le même matériel m’a permis de faire une maquette de mes meilleurs morceaux au piano sur un quart de queue Pleyel en 2002.

 

 

 

Par antoine L
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