Qu’elle est douce cette vie qui s’invente
Paresseuse aux accents de lenteur
Audacieuse en un temps de saveur
Qu’elle est belle cette vie qui s’absente
Lorsque nous gagnent vitesse et tourmente
Et que défilent sans répit les heures
Oui je rêve d’une vie lente
Aux parfums qui m’enchantent
Attends moi même si
J’arriverai en retard
Juste pour le savoir
Que tu m’aimes même si
Qu’elle est dense cette vie qui sourit
Aux amants suspendus dans le temps
D’un baiser comme une éternité
Qu’elle m’emporte cette vie de folie
Même si je ne suis plus innocent
Même si le plus heureux est passé
Par antoine L
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Ce sera juste un choix que l’on ne fait pas
Comme une voix qui te perdra
Puis il y aura ses grands yeux bien trop bleus
Emplis de trouble et désireux
Peut-être ses lèvres invoquant l’aventure
Briseront à jamais l’avant sûr
Je suis celui qui part au bout du monde
Celui qui part sans laisser d’ombre
Je suis celui qui ne connaît d’attache
Que lorsque son cœur se détache
Je suis celui qui de la vie promise
N’a retenu que l’insoumise
Nos corps sont-ils muets
Dans un commun abord
Nos torts sont-ils mués
Par un commun remord
Nos « encore » sont scellés
Dans un commun accord
Ce sera juste une voie que l’on ne prend pas
Comme un grand choix qui te perdra
Puis il y aura ce chemin détourné
Où ton pas sera dérouté
Peut-être ces visages croisés au passage
D’une illusion telle un mirage
Il est celui qui vient du bout du monde
Celui qui reste quelques secondes
Il est celui qui te fait respirer
Qui n’a de cesse que d’espérer
Il est celui qui de la vie soumise
N’aurait pas cru en la promise
Par antoine L
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Je n’ai qu’à t’observer
Dans le fond de mes pensées
Pour ne faire que savoir
Que tu tiens mon espoir
Je n’ai qu’à te revoir
Perdu dans mes hasards
Pour ne faire que douter
De tes charmes surannés
La fille que j’aime n’existe pas
Je le sais mais je n’y crois pas
La fille que j’aime n’existera
Que le jour où je serai moi
Ce chemin qui se fraye
A l’inverse de mes souhaits
Sur lequel ne s’effacent
Ces bien étranges traces
Saura-t-il me guider
Ou juste me tromper
Vas-tu m’accompagner
Ou juste m’abandonner
Par antoine L
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Finalement on reparle de métamorphose. J’aspire au mythe kafkaïen mais avec une différence essentielle : l’issue. Je ne veux pas que ma métamorphose me conduise à la mort, la mort dans l’incompréhension, la mort dans l’oubli. L’idée qui m’effleure n’est qu’un pas de plus vers « l’aventure utopique ». Dans l’aventure, il y a pour commencer, un départ : on quitte une vie pour en atteindre une autre, nouvelle, incertaine ou encore grisante. Mais on envisage là encore le retour, on a juste besoin d’aller un peu plus loin que ses habitudes, d’atteindre ce qu’on ne pense pas forcément connaître un jour si le cours de la vie restait immuable. C’est sûrement ce départ, ou plutôt plus précisément la décision du départ qui constitue l’étape la plus cruciale de l’aventure. L’idée folle – et souvent solitaire – qui germe, grandit, est ambitieuse. On veut changer tout, le temps, les sensations, les odeurs, les goûts, la température, et même la façon dont on regarde. Et ce sans transition, comme si les nuances de gris de l’arc en ciel qui va du blanc au noir n’existaient pas. Et on veut malgré tout revenir, ce qui implique que l’aventure ne soit qu’un voyage, limité dans le temps et rassurant par son billet retour.
Par antoine L
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